L'histoire d'Atelier Musu
J'ai vécu plusieurs années au Japon pour mon travail, et là-bas, j'ai appris à boire le café autrement, dans ces fameux Kissaten.
À Sapporo notamment — une ville avec une vraie culture du café, des petites torréfactions locales où les torréfacteurs ont le soin du détail. Des cafés bien cuits, tournés vers le palais japonais : ronds, réconfortants, sans trop d'amertume et de brûlé qu'on retrouve dans les cafés industriels.
En rentrant en France, j'ai cherché à retrouver cette ambiance. Malheureusement je n'ai rien trouvé, même si nos cafés de spécialités sont eux aussi excellents, le goût est différent.
C'est là qu'Atelier Musu a commencé.
Le Japon m'avait aussi appris autre chose : là-bas, le raffinement se trouve dans le dépouillement, le slow-living, le minimalisme. Les thés de Kyushu achetés directement chez les producteurs, locaux, frais. Les céramiques faites à la main, où la beauté vient de la simplicité du geste et des défauts inhérents à la pièce. Des objets du quotidien pensés avec soin, sans ostentation — une approche différente de la nôtre, que j'avais envie de ramener.
J'ai décidé de vous faire profiter de tout ça — pas pour en faire un concept, mais parce que ça me manquait.
Sans plastique, sans intermédiaire inutile, sans compromis sur la sélection.
Thibault, fondateur d'Atelier Musu — au bord du lac Kawaguchi, au pied du Mont Fuji.
Pourquoi Musu ? 蒸す
En japonais, musu veut dire infuser. C'est l'instant où l'eau rencontre la feuille ou le grain, c'est le moment de vérité. Tout ce qui a été fait en amont se joue là.
Ce qui compte, c'est le respect de la matière et la richesse du goût.

